Méthode Feldenkrais et Créativité

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ARTHROSE : BOUGER POUR ÉLOIGNER LA DOULEUR !

gym au grand air

ARTHROSE : BOUGER POUR ÉLOIGNER LA DOULEUR !

Souvent, le premier réflexe des personnes qui souffrent d’arthrose est de… s’immobiliser. Aïe ! Elles ont trop mal !
Pourtant, la recherche médicale montre que pour gérer son arthrose, il est au contraire essentiel de bouger… mais pas n’importe comment. C’est là où la Méthode Feldenkrais peut être très précieuse.

ARTHROSE : Quand tu as mal, c’est trop tard !

L’idée commune qu’on se fait de l’arthrose, c’est que cette maladie consiste en une dégénérescence des cartilages qui protègent les os au niveau des articulations, et qu’on a mal parce que les os frottent l’un contre l’autre dans les mouvements.

En fait, c’est beaucoup plus complexe que cela.
Cette dégénérescence des cartilages se prépare à bas bruit sur une longue période. Et au début, la plupart des personnes ne se rendent pas compte de ce qu’il se passe…
Les cartilages abîmés, ou détruits, ce n’est qu’une manifestation tardive de la maladie.
Ce qui est en jeu, c’est l’activité de la membrane synoviale, un tissu proche de l’articulation, qui fabrique le liquide synovial.

Celui-ci agit comme un «lubrifiant » du mouvement, mais il a aussi une fonction de « nettoyage » des zones articulaires. Une de ses fonctions est de dissoudre des petits morceaux de cartilage qui se seraient détachés de l’os lors d’un traumatisme, pour ne pas encombrer le mouvement…
Mais c’est là que les ennuis commencent !   Car ce liquide synovial ne fait pas bien la part des choses, et qu’une fois sa fonction de nettoyage mise en route, il va s’attaquer aussi au cartilage qui est sur les os…

Donc le processus à l’œuvre dans l’arthrose, c’est d’abord un liquide synovial perturbé, qui va détruire peu à peu le cartilage, comme dans une maladie auto-immune.  

LA DOULEUR … NE SE VOIT PAS SUR L’IMAGERIE  

Face à une douleur articulaire, le réflexe courant est de faire une radio, un scanner ou une IRM. Les articulations les plus concernées par l’arthrose sont les genoux, les mains, et celles du bas du dos.

Mais de nombreuses études scientifiques démontrent l’absence de lien direct entre douleur et imagerie, ainsi que l’explique le kiné-ostéopathe Stéphane Demorand dans son livre Et si vous preniez soin de vous ?

 Et aussi ce qu’ont constaté le médecin Jérémy Selam et la chercheuse Marie-Astrid Boutet invités sur France Inter de l’émission BIG BANG le 28 mars 26.

Il y a des personnes qui n’ont plus de cartilage à certaines articulations, et qui pourtant ne ressentent aucune douleur ni limitation dans leurs activités quotidiennes. Et d’autres qui n’ont aucune manifestation d’arthrose sur leurs radios, et qui pourtant ressentent très fortement les douleurs.

Cela pourrait s’expliquer par un état inflammatoire des tissus, ainsi que par un degré de réactivité du système nerveux. Plus celui-ci a été perturbé ou activé, que ce soit par du stress ou des douleurs chroniques, plus il est sensible à la douleur.

Alors un des conseils que donnent les médecins : ne pas abuser de l’imagerie médicale !

Car on risque l’effet nocebo ! 

Une fois que l’on voit les zones abîmées sur une articulation, cela risque d’être plus difficile de bouger sans crainte, et de se dire que c’est normal qu’on ne ressente pas de douleur !

Et pour ceux qui ressentent des douleurs avant que le cartilage soit abîmé, ils sont peut-être en train de développer une inflammation. Ce sont d’ailleurs les poussées inflammatoires qui peuvent causer des crises de douleurs aigües dans l’arthrose.

La prise en charge des douleurs d’arthrose va donc être multifactorielle.

A la fois la gestion de l’inflammation, mais aussi tout un travail pour améliorer l’utilisation des articulations et l’ergonomie des postures dans les activités corporelles : exactement l’objet de la Méthode Feldenkrais.
Mais voyons déjà ce qui favorise l’arthrose…

Arthrose, maladie de nos modes de « vie moderne »  

Les facteurs de risque les plus évidents pour l’arthrose sont

  • L’âge : cette maladie se développe en général après 50 ans
  • Le surpoids : particulièrement pour les genoux
  • La sédentarité, et le manque d’activité physique.

Bien sûr, quand l’espérance de vie était plus courte, il y avait moins de cas d’arthrose !
C’est peut-être pour cela que science ne s’y intéressée que tardivement, car elle n’était pas aussi présente dans la population il y a 50 ans. On parle aussi souvent du rôle du manque de sommeil, qui va renforcer le risque inflammatoire. 

Et les recherches font aussi apparaître d’autres facteurs de risque :

  • Les traumatismes et blessures : qui peuvent abîmer le cartilage, ce qui va déclencher une activité du liquide synovial plus tôt, et initier la dégradation des cartilages encore fonctionnels.
  • Les aliments ultra-transformés qui augmentent le risque inflammatoire
  • La pollution environnementale, qui elle aussi augmente le risque inflammatoire. Des recherches récentes ont mis en évidence notamment un lien entre traces de PFAS dans le corps et arthrose.

Mais il y a un autre facteur de risque typique de notre époque, lié à l’injonction de performance dans nos sociétés : le sport trop intensif!

C’est ce qu’explique le Docteur François Rannou invité dans l’émission Carnet de Santé du 17 janvier 26 sur France Culture.  Il raconte combien il a été surpris devant des genoux de sportifs d’ultra-trails détruits par l’arthrose à 50 ans, ou encore des arthroses importantes aux épaules de gens de 40 ans … qui lui expliquent qu’ils soulèvent tous les jours ou presque, des poids très importants en salle.

Il n’existe pas encore de médicament contre l’arthrose

Les recherches pour gérer cette maladie sont relativement récentes, et il n’existe pas encore de médicament dont on pourrait valider les effets sur le long terme.Pour l’instant, les progrès ont surtout porté sur la qualité des prothèses. Mais rappelons que la pose d’une prothèse ne guérit pas de l’arthrose.  Elle permet de palier à ses conséquences.


On peut prescrire des anti-inflammatoires sur de courtes périodes, durant les phases aigües. Mais là encore la recherche a montré que leur prise régulière sur de longues périodes accélère la destruction du cartilage.
De même les infiltrations peuvent soulager pendant une certaine période, mais là encore les recherches récentes montrent qu’elles vont accélérer la dégradation articulaire.


Les recherches actuelles s’intéressent à la mise au point de vaccins, ou à l’utilisation de médicaments pour la polyarthrite ou l’obésité dosés différemment. Mais cela va prendre du temps !

La mise au point d’un médicament sera d’autant plus complexe qu’on a découvert qu’il y a des groupes différents de malades, qui réagissent différemment aux mêmes traitements… Certains traitements qui ne marchent pas sur certaines personnes s’avéreront efficaces sur d’autres groupes de population, ce qui allonge encore les mises au point de médicaments…

Alors en attendant le « médicament miracle », le mieux, c’est encore de gérer au quotidien.

VIVRE BIEN AVEC L’ARTHROSE

Dans son livre Stéphane Demorand parle des 4 piliers du traitement de l’arthrose, dont les actions se renforcent mutuellement !

  • une alimentation anti-inflammatoire riche en anti-oxydants, oméga 3 notamment.
  • éviter le surpoids
  • une bonne gestion du stress et du sommeil, qui va permettre la réparation des tissus et améliorer l’action des cytokines anti-inflammatoires

Et surtout le pilier le plus important :

♥♥♥♥♥♥ BOUGER !

L’exercice modéré a un effet anti-inflammatoire immédiat. Et le cartilage « se nourrit » par diffusion du liquide synovial grâce aux mouvements des articulations.

Marche, vélo, natation, renforcement musculaire, chiqong, assouplissements… autant d’activités physiques qui vont faire du bien si on respecte au mieux l’anatomie du squelette.

Et c’est là que la Méthode Feldenkrais peut vous aider ! Vous apprenez à bouger sans vous faire mal, ce qui apaise le système nerveux et va contribuer à diminuer l’inflammation. Vous améliorez votre proprioception et votre sens kinesthésique. C’est amusant, sans douleur… Et vous retrouvez plus d’aisance et de souplesse dans vos pratiques sportives !
Ce qui vous motive pour reprendre le sport !
Selon vos besoins l’accompagnement peut se faire en commençant par des séances individuelles ou en séances collectives.

Alors ?
Vous venez ?

 

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